DecouverteDuJaponParLesEuropeens
Un article de Nihongo no ronin wiki.
par Rraph
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[modifier] Mythologie
Profitant des ressources de la B.N.F. (Bibliothèque Nationale de France) et en sélectionnant quelques ouvrages, voici quelques informations vraiment surprenantes sur la présence des Européens au Japon.
La première référence du Japon dans un document européen serait celle contenue dans le livre de Marco Polo “Il Milione”. Il y serait présenté une île empire à l'est de la Chine du nom de Zipangu, déformation du nom chinois (mandarin ?) Jihpenkuo signifiant “Pays du Soleil Levant”.
Christophe Colomb se lança bien plus tard à la recherche de Zipangu qu'il n'atteint jamais.
[modifier] Découverte
Les premiers contacts entre Japonais et Européens (de nationalité Portugaise) eurent lieu à Malacca (nom anglais pour ?). Ainsi l'origine du mot Japon est l'assimilation par les Portugais du nom malaisien lui-même issu du nom chinois (mandarin ?) Jihpenkuo.
Les Portugais posèrent le pied sur le sol du Japon vers 1542-1543. Ce qui entraina, en particulier, l'utilisation des arquebuses dans les conflits entre daimyos. A cette époque le commerce extérieur nippon était florissant ainsi que la piraterie nippone. L'empire Ming considérait cette menace comme non négligeable et interdit le commerce à l'archipel. Les Portugais devinrent les intermédiaires entre ces deux empires.
[modifier] Exploration
Les voyages des missionaires Jésuites permirent d'obtenir des informations très précises sur la situation à l'intérieur du pays. Ils furent même témoins des affrontements de Oda Nobunaga, Toyotomi Hideyoshi et Tokugawa Ieyasu. Il est même question de l'existence des Ainous dans leur rapports.
En 1582, quatre jeunes Japonais chrétiens furent invités à Rome, les premiers sur le sol européen.
Les efforts des Jésuites (pour des objectifs éloignées de la pure recherche de connaissance) permirent d'établir des cartes de l'archipel précises pour l'époque.
Suivant le plan de Ieyasu Togukawa, les Anglais et les Néerlandais devaient contre-balancer l'influence des Portugais et des Espagnols.
[modifier] Fermeture
Ces successeurs menèrent une politique de rejet des Européens et d'isolationisme, interdisants aux Japonais expatriés de revenir sous peine de mort. Les persécutions de japonais chrétiens et le départ ou la mort des Européens entraînèrent une énorme réduction des échanges culturels entre ces deux populations.
La seule présence européennne durable était sur l'île de Dejima, pour des échanges commerciaux très réglementés et les visites quinquennales des commerçants hollandais à la cour du Shogun Togukawa.
Les Russes lancèrent des expéditions d'explorations vers la Japon à partir de 1724. De leur coté, les Anglais durant les grands voyages de Cook tentèrent de prendre contact avec les Japonais. Des données géographiques furent rassemblées durant le voyage de William Robert de 1796 à 1796. Les prises de contact furent des échecs. Idem pour le France. Fort heureusement les informations réunies durant l'expédition de La Pérouse furent transmises en France avant son naufrage.
[modifier] La situation au moment de l'arrivée du commodore Perry
Du fait des ces efforts l'existence même de l'archipel du Japon au niveau géographique était bien établi au milieu du XIXème siècle avant l'avènement de l'ère Meiji qui a pour origine l'arrivée des vaisseaux noirs du commodore Perry, représentant officiel des jeunes Etat-Unis d'Amérique.
[modifier] Références
“Japan, a cartographic vision”, Lutz Walter, Editions Prestel ISBN 3-7913-1321-5 ... (TAF)
Hors-sujet : Sur les relations Europe-Japon durant la seconde moitié du XXème siècle, à lire : Le Japon, miracle ou mirage.
